Activités

Les Chantiers au séminaire "Le nouveau salariat du capitalisme informationnel : l'enjeu des recompositions politiques"

Le 16 avril 2009, s'est tenu à la Maison des Sciences de l'Homme à Paris, un séminaire intitulé "Le nouveau salariat du capitalisme informationnel : l'enjeu des recompositions politiques" auquel ont participé les CPPT.

25 d'Alpha, les CPPT vous font leur compte rendu.

Le 10 Mars 2009

C'est au palais de la Mutualité, à Paris, que c'est tenu le collque anniversaire d'Alpha, intitulé "Hommes, territoires, nouvelles frontières du dialogue social.

 

Quatre discussions étaient à l'ordre du jour :

  1. Quelle organisation et quelle mobilisation de compétences pour faire face aux nouveaux défis des territoires ?
  2. L'économie en mutation : faut-il aider les emplois ou les entreprises ?
  3. Les enjeux de santé et de sécurité au travail : pénibilité, stress, motivations, quelles réalités et quelle prévention ?
  4. La crise et son impact sur le modèle social : quelles évolution des relations sociales dans les entreprises ?

Découvrez le compte-rendu produit par les membres CPPT pésents lors de cette journée.

CPPT au petit Déjeuner Tédis

La conception de la rencontre et du débat présente au sein de l’association Tédis (Territoire et Dialogue Social) et des petits déjeuners qu’elle organise, rejoint les nôtres. La confrontation est source de connaissances nouvelles et de contribution au projet politique, au sens sociétal.

Ce petit déjeuner organisé par Tédis, a surtout été l’occasion de prendre connaissance de la société Sodiv’ Alsace, une entreprise apportant son soutien sous forme de prêt à des PME ayant un potentiel de développement à l’international.

Nous avons pu, dans un premier temps, nous interroger sur cette présentation de l’action de Sodiv car elle n’était pas vraiment à sa place dans un petit déjeuner de Tédis la dimension de Dialogue Social et plus encore celle de Dialogue Sociétal étant absente des outils que mobilise Sodiv’. C’est sans doute là l’intérêt de l’échange.

Cette structure Alsacienne a d’abord été créée pour faire face aux reconversions qui ont touché les mines de potasse et certaines entreprises traditionnelles de la région. Cependant, cet organisme a évolué en même temps que les problèmes d’emplois se sont transformés dans la région.

Avec les changements de situation dans la région Alsace, Sodiv’ a changé de forme d’intervention. Là où autrefois cette entreprise agissait comme un prospecteur d’investissement venant de l’étranger, aujourd’hui l’activité de sodiv’ se concentre sur le territoire alsacien et la découverte de projet de développement de PME en besoin de financement. Le développement recherché par cette structure est donc avant tout un développement dit « endogène » c'est-à-dire basé sur l’existant. Cependant les PME « cibles » sont celles présentant un potentiel à l’international.

Autre changement dans la manière d’intervenir de cette structure : le passage d’une simple aide à une réelle intervention et un accompagnement jusqu’à la fin du prêt. L’accompagnement repose notamment sur la révision des prêts pendant l’année, permettant ainsi de les adapter à la situation des entreprises.

Cette société enfin, travaille en partenariat avec ses actionnaires (8 banques, des collectivités territoriales et des agences de développement alsaciennes). Ce partenariat est étendu aux clients de la structure, à certains cabinets comptables (Sodie par exemple), aux structures de capital risque (telle qu’OSEO), et d’autres acteurs économiques.

Ce que nous pouvons dire finalement sur cette société, c’est qu’il s’agit d’un outil d’intervention intéressant pour le conseil régional d’Alsace (qui en est actionnaire à hauteur de 48 %), cependant, ce n’est pas un outil de dialogue social. De plus, les critères pour sélectionner les PME et l’accompagnement offert ressemblent à ce qui se pratique au sein des structures de capital risque. Il y a au sein des projets supportés par Sodiv’ une prise de risque plus grande que chez d’autres fonds qui appuient des opérations au succès presque certain. Cependant nous retrouvons les mêmes grands principes que chez ces autres structures : interventions significatives, situation financière relativement saine, création d’emploi… Ces grands principes « de bon sens » ne créent-ils pas des contraintes dans l’intervention réduisant la portée potentielle d’un outil de ce genre, les faisant passer d’outils de politique territoriale volontariste à des outils d’accès aux services bancaires ?

Nous considérons, sans être exhaustif et à partir du sens de notre projet associatif que les dimensions suivantes manquent dans les interventions et leur gouvernance de Sodiv’alsace:
• Le dialogue social et territorial.
• Les questions d’émergence de projet.
• Le rôle du CESR dans le Dialogue Social Territorial et la décentralisation.
• L’intelligence économique régionale.
• Les problèmes de gouvernance et la présence des organisations syndicales dans les projets.
• Le contexte Européen (juridique notamment).

Claude et Romain, pour les chantiers.